Face à l’urgence budgétaire, les solutions qui s’imposent sont la maîtrise des dépenses publiques et l’accélération de la croissance

Face à une urgence budgétaire héritée des politiques dispendieuses du passé, le MR prend ses responsabilités et s’engage à remettre la maison Belgique sur les rails. Il est évident que le travail doit se faire sur une réduction des dépenses et non sur des impôts supplémentaires – la Belgique étant l’un des pays les plus taxés du monde. Mais la réduction des dépenses seule n’est pas suffisante : il faut retrouver de la croissance économique en poursuivant nos réformes de baisse de la fiscalité, de la remise au travail, de la flexibilisation du marché de l’emploi.

Abstract :

Les différents Gouvernements du pays ont hérité d’une situation budgétaire particulièrement alarmante :
– En 2025, la Belgique a enregistré le pire déficit budgétaire de toute l’Union européenne (5,1% du PIB). En d’autres termes, l’État a dépensé 33 milliards € de plus que ce qu’il ne gagne.
– Ces déficits entrainent une hausse considérable de l’endettement. Les politiques du passé ont mené à un endettement supérieur à 100% du PIB – l’un des pires de l’Union européenne – après la Grèce, l’Italie et la France. Aujourd’hui, chaque Belge porte sur lui 60.000 € de dette publique – c’est    colossal.
– A cause des cet endettement, l’Etat fédéral déboursera plus de 12 milliards € en charges d’intérêts – c’est 4x le budget du SPF Justice !
Réduire le déficit, c’est réduire l’endettement et donc les charges d’intérêts. Depuis 2002, les recettes de l’Etat ont crû au même rythme que la richesse créée, les dépenses quant à elles ont dérapé.
La Belgique est le troisième pays européen qui ponctionne le plus d’impôts : c’est bien la preuve que le problème ne vient pas des recettes mais bien des dépenses.
C’est la raison pour laquelle le MR met la maîtrise des dépenses publiques au cœur de son projet. Il s’agit de faire mieux avec moins – ce n’est pas irréaliste : un pays comme le Danemark connu pour son système de sécurité sociale exemplaire parvient à dégager des surplus budgétaires ! Grâce au MR, les Gouvernements du pays travaillent à réduire les structures de l’Etat (nous n’acceptons pas que la Belgique ait 26 mandataires politiques pour 10.000 habitants, contre 5 au Danemark), à remettre les gens à l’emploi, à réformer les services publics.
Contrairement à la gauche, le MR est convaincu que la croissance économique est essentielle : elle est garante de finances publiques saines, de bien-être de la population, d’un marché de l’emploi vigoureux, de plus de consommation et d’investissement.
Depuis le début de la législature, le MR avance au pas de charge avec ses réformes :
– Baisse de la fiscalité sur le travail pour favoriser le pouvoir d’achat et augmenter le différentiel de revenus entre un allocataire et un travailleur.
– Baisse des charges réglementaire et administrative, notamment au travers du Plan PME de la Ministre Simonet.
– Augmentation du taux d’emploi, notamment via les mesures de remise à l’emploi des malades de longue durée qui le peuvent.
– Focalisation des efforts sur les secteurs à haute valeur ajoutée dans lesquels la Belgique excelle, notamment via l’identification des 5 Domaine d’Innovation Stratégique.

1. La Belgique est face à l’urgence budgétaire

• Les Gouvernements actuels ont hérité d’une situation inquiétante : en 2025, la Belgique a enregistré le pire déficit budgétaire de toute l’Union européenne (5,1% du PIB). En d’autres termes, l’Etat dépense 33 milliards € de plus que ce qu’il ne gagne – c’est colossal. A titre de comparaison, un pays qui présente un système de sécurité sociale et une pression fiscale comparables aux nôtres, le Danemark, a affiché un surplus budgétaire.

 

• Cette situation entraîne un endettement beaucoup trop important pour notre pays : 107,9% du PIB en 2025. Les seuls pays qui font pires sont la Grèce, l’Italie et la France. A titre de comparaison, le Danemark n’est endetté qu’à hauteur de 27,9% de son PIB.

• Pour parler concrètement, voici ce que pèse la dette publique sur chaque habitant :
   – Belgique : 60.000 € par habitant,
   – Danemark : 20.000 € par habitant.

• Notre endettement abyssal a des effets très concrets : en 2026, l’Etat fédéral paiera 12,5 milliards € de charge d’intérêts – cela correspond à 4x le budget du SPF Justice !

• La Belgique est le troisième Etat européen qui prélève le plus d’impôts, pourtant nous présentons le pire déficit. Le constat est clair : il ne faut pas prélever plus d’impôts, il faut maîtriser sérieusement nos dépenses – d’ailleurs nous l’avons déjà fait dans le passé !

2. Evolution des recettes et des dépenses de l’Etat

• Alors que les comptes de l’Etat étaient à l’équilibre en 2002 (recettes et dépenses à 49,9% du PIB), la situation n’a cessé de se détériorer. En 2026, les dépenses représenteront 5% de PIB en plus que les recettes.

• Les recettes en % du PIB entre 2002 et 2026 sont presque identiques : c’est une situation normale, les recettes de l’Etat ont crû au même rythme que le PIB – donc que la richesse créée.

• En revanche, les dépenses représentent en 2026 54,5% du PIB, c’est 4,6% de plus qu’en 2002. Le constat est clair : les dépenses ont crû bien plus rapidement que la nouvelle richesse créée.

• Les dépenses augmentent fortement lors des crises de 2008 et 2020 – en revanche, elles ne sont jamais revenues à leur niveau d’avant-crise. A titre d’exemple, le Danemark est parvenu à faire diminuer ses dépenses une fois la crise passée. En Belgique, nous devons avoir le même courage.

• Le pire est que la Belgique a dépensé particulièrement mal : en Europe, 16 pays dépensent moins pour une meilleure qualité des politiques publiques. Le Danemark, une fois encore, se distingue par la meilleure qualité de toute la classe européenne !

• C’est l’évidence même, nous devons diminuer nos dépenses ! Nous pouvons faire plus en dépensant moins ! Le Danemark le démontre : il est possible de réduire les dépenses en garantissant une qualité de vie remarquable.

3. Endettement et charges d’intérêts

• Les déficits enregistrés jusqu’à maintenant ont fait exploser l’endettement – en effet, pour maintenir des dépenses hors de contrôle, l’Etat a dû emprunter massivement.

• Cet endettement élevé entraîne un dérapage des charges d’intérêts – par deux mécanismes :
– D’abord, le stock de dette augmentant, les charges d’intérêts ont mécaniquement bondi.
– Ensuite, l’héritage de ces déficits et de cet endettement élevé détériorent la confiance des marchés financiers ➡️ le taux d’intérêt augmente : le taux belge à dix ans atteint un sommet à 4%, contre 3,4% en Allemagne.

• Ces charges d’intérêts élevées posent un problème significatif :
– D’abord, ces charges empêchent l’Etat d’utiliser cet argent pour mener ses politiques. A titre d’exemple, l’Etat fédéral dépensera c.12,5 milliards € en 2026 en charges d’intérêts. Ce montant correspond à 4x le budget du SPF Justice. Si nous ne faisons rien, la charge d’intérêt montera à 18,6 milliards € en 2029, c’est une augmentation de      49%     en 3 ans !
– Ensuite, ces charges nous rapprochent de « l’effet boule de neige » : si le taux d’intérêt de la dette est supérieur au taux de croissance du PIB, alors la dette s’accroît mécaniquement, même en l’absence de de déficit primaire.

• Diminuer les dépenses➡️diminuer l’endettement➡️diminuer les charges d’intérêts➡️dégager des moyens pour des politiques ambitieuses !

4. Comment remédier au déficit et contrôler l’évolution de l’endettement

• Depuis l’entrée en fonction des Gouvernements fédéral et régionaux, le MR a mis un point d’honneur à réduire le déficit hérité des politiques du passé. La finalité est évidente : sans action forte, l’Etat se trouvera plus encore étranglé par les charges d’intérêts. Dans le pire des cas, les marchés financiers peuvent même refuser de prêter des moyens supplémentaires.

• Nous refusons de céder au fatalisme, nous œuvrons chaque jour à la mise en place de réformes ambitieuses pour sauvegarder une sécurité sociale digne de ce nom et dégager des moyens pour de nouvelles politiques !

• Pour remédier au déficit, il faut :
– Diminuer les dépenses,
– Accélérer la croissance du PIB.

• Aujourd’hui, il est clair que nous devons diminuer les dépenses et accélérer la croissance :
– Augmenter les recettes comme veut le faire la gauche, cela veut dire plus d’impôts et taxer davantage les gens qui travaillent. C’est hors de question pour le MR. La Belgique est le 3ème Etat européen qui prélève le plus (en % du PIB) – nous pouvons difficilement faire ‘mieux’. Il faut contraire diminuer les impôts. Et vite.


Mais pire encore, il s’agit d’une solution de facilité qui viendra freiner la croissance de nos entreprises et le pouvoir d’achat de nos ménages. Pour le Mouvement Réformateur, c’est une ligne rouge : nous refusons de financer un Etat obèse et inefficient en ponctionnant plus encore dans la poche des Belges.
La gauche argumentera que la taxation des plus riches est la solution – c’est oublier que, selon la Commission européenne, les recettes en % du PIB des différentes taxes sur le patrimoine sont, en Belgique, les plus élevées du continent !

– Diminuer les dépenses est devenu une nécessité – en premier lieu pour pérenniser notre système de sécurité sociale et dégager des moyens pour mener des politiques ambitieuses. Il est nécessaire de :
– Contrôler l’évolution des soins de santé en misant sur une meilleure efficacité – pour le FMI, de 20% à 30% d’économies sont possibles ! C’est pourquoi nous faisons de la remise à l’emploi des malades de longue durée qui le peuvent une priorité.
– Réduire et optimiser le nombre de structures publiques et leur personnel – une étude a montré que l’implémentation de l’IA dans les services publics aux Pays-Bas engendrerait 20% de gain d’efficacité !
– Simplifier la structure de l’Etat – comment expliquer que la Belgique a 26 mandataires politiques pour 10.000 habitants contre 5 au Danemark ? C’est pourquoi le MR travaille activement à des réformes concrètes : suppression du Sénat, suppression des Provinces, fusion des communes. Notre but est de simplifier la structure de l’Etat      pour       générer des synergies et augmenter l’efficience des politiques publiques.

– Accélérer la croissance du PIB doit être au cœur de tout projet politique.
– Baisser la pression fiscale pour favoriser la consommation et l’investissement,
– Diminuer la voilure de l’Etat – il existe une corrélation négative forte entre la taille de l’Etat et la croissance économique,
– Augmenter le taux d’emploi privé pour que chacun puisse se réaliser,
– Diminuer les procédures administratives qui freinent les entreprises,
– Améliorer la confiance des entreprises et des entrepreneurs,
– Miser sur l’innovation, qui est l’un des atouts de notre pays,
– Améliorer l’accès au financement de nos entreprises.

5. La croissance du PIB en perspective

• Le contexte géopolitique mondial pèse lourdement sur la croissance économique belge : elle est presqu’à l’arrêt. Il est donc urgent d’agir et de remettre la croissance économique au centre de notre projet politique !

• Voici l’évolution de la croissance économique réelle (corrigée de l’inflation) pour la Belgique :

• Les prévisions pour l’année 2026 sont inquiétantes : l’économie belge ne devrait croître que de 0,7%. Les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient ont dégradé les perspectives de croissance : en février, le Bureau fédéral du Plan attendait pour 2026 une croissance de 1,1%.

• Malgré le contexte, nous ne pouvons pas nous permettre une récession et devons tout faire pour libérer celles et ceux qui créent de la richesse !

6. Pourquoi il est nécessaire de retrouver une croissance économique vigoureuse

• D’abord, faire croître le PIB de 0,5%, c’est améliorer les finances de l’Etat fédéral de 1,5 milliard €. Nous devrons faire en sorte que ce montant soit réinvesti dans l’économie, dans l’efficacité des services publics et dans la protection sociale.

• Surtout, la croissance économique est le principal vecteur de richesse et de bien-être dans un Etat. Il est essentiel de maximiser cette croissance.

• La croissance économique est un indicateur clé de la prospérité : les revenus moyens augmentent, ce qui entraîne plus de bien-être, plus de consommation et une meilleure qualité de vie. De plus, la croissance est directement liée à la création d’emplois – qui permet elle-même plus de croissance. Bref c’est un cercle vertueux !

• La croissance économique est directement corrélée à la création d’emplois, ce qui permet plus de croissance : c’est un cercle vertueux !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

• Enfin, une augmentation du PIB via la croissance entraîne mécaniquement une amélioration des indicateurs tels que le déficit/PIB et l’endettement. Ce ne sont pas juste des chiffres : un endettement qui passe de 100% à 80% du PIB montre clairement que les pouvoirs publics peuvent se baser sur une économie plus solide pour faire face aux créanciers.

7. Quels sont les ingrédients de la croissance

• BAISSER LA FISCALITE : cette dernière est un élément majeur de compétitivité. Pour les entreprises, le coût du travail est la problématique la plus importante. La Belgique est l’un des Etats les plus taxés du monde : quelle entreprise viendrait s’installer dans un pays où les charges sont plus élevées qu’ailleurs ?

– La baisse de la fiscalité, sur le travail et sur les entreprises, n’est pas un dogme – c’est une condition nécessaire à la vitalité économique ! C’est pourquoi, grâce au MR, une série de mesures de baisse de la fiscalité ont été prise – notamment l’augmentation progressive de la quotité exemptée d’impôts, passant de 10.910 € à 15.600 € d’ici 2030.

• DIMINUER LA VOILURE DE L’ETAT : il existe une corrélation négative forte entre la taille de l’Etat et la croissance économique. La Belgique, avec 54.2% de dépenses publiques en % du PIB est particulièrement concernée – nous sommes le 4ème pays le plus dépensier de l’Union européenne.

– Nous réformons les structures de l’Etat (Sénat, provinces, communes) et misons sur une meilleure efficacité des services publics tout en ne remplaçant pas chaque fonctionnaire.

• AUGMENTER LE TAUX D’EMPLOI : la croissance économique engendre de la création d’emplois. Mais l’inverse est vrai aussi. Notre taux d’emploi est sensiblement inférieur à la moyenne européenne, cela pèse lourdement sur notre vitalité économique. C’est pourquoi la (re)mise à l’emploi doit être une priorité de notre action politique !
– Grâce au MR et à nos réformes, le différentiel de revenus entre un travailleur et un allocataire va sensiblement augmenter. Nous œuvrons également à la remise au travail des malades de longue durée qui le peuvent – nous souhaitons même aller plus loin dans leur accompagnement et leur contrôle.

• DIMINUER LES CHARGES ADMINISTRATIVE ET REGLEMENTAIRES : pour les entreprises et les entrepreneurs, ces charges sont le deuxième challenge le plus important. L’inflation régulatoire que nous vivons oblige des entreprises à consacrer un temps et des montants considérables pour ne générer aucune valeur ajoutée ! Nous devons impérativement réduire les règles et les obligations y afférentes. A tous les niveaux de pouvoir, de l’européen au local, nous devons avoir la simplification comme boussole.

– Au niveau fédéral, une série de mesures ont déjà été validées : notamment via le Plan PME de la Ministre Simonet qui fait la part belle à des mesures concrètes de simplification administrative.

• AUGMENTER LA CONFIANCE DES ENTREPRISES : la corrélation entre l’indice de confiance et la croissance est quasi parfaite ! Cette confiance n’est pas qu’une donnée, elle doit être améliorée : par le discours politique, par le cadre réglementaire, par la fiscalité. Il est essentiel de donner un cadre clair et constant à ceux qui créent de la valeur économique !

• MISER SUR L’INNOVATION : la Belgique est un pays reconnu pour sa recherche et pour ses secteurs à très haute valeur ajoutée qui en dépendent : la biotechnologie, le pharmaceutique, le digital. Les incitants fiscaux et réglementaires doivent être mis en place pour que nous misions sur nos plus grandes forces !

– Au niveau wallon, le Ministre Jeholet a consulté le tissu économique wallon et identifié 5 Domaines d’Innovation Stratégiques sur lesquels se focaliseront des efforts concrets et significatifs.

• AMELIORER L’ACCES AU FINANCEMENT : Les entreprises européennes en général et belges en particulier souffrent d’un accès au financement alors même que des centaines de milliards € dorment sur des comptes bancaires à faible rendement – c’est un obstacle majeur à la croissance de nos entreprises. Pour solutionner ce problème, il est impératif de (i) miser sur l’éducation financière dans nos écoles, (ii) instaurer des cadres législatif et fiscal encourageants, (iii) populariser des véhicules de financement d’entreprises non cotées. Il faut que nos entreprises puissent bénéficier des fonds que les ménages n’osent ou ne peuvent pas investir !

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