L’augmentation des tarifs du TEC n’est ni un scandale ni un recul social : c’est la fin d’une politique de prix artificiellement bas, financée à crédit par les contribuables wallons. Il s’agit de remettre le transport public sur une trajectoire responsable et de rapprocher ses tarifs de ceux pratiqués par d’autres opérateurs publics, notamment De Lijn.
Sous couvert de générosité, la politique menée ces dernières années a fragilisé les finances du TEC et de la Wallonie, multiplié les effets d’aubaine et échoué à produire l’effet attendu sur l’utilisation du réseau et le transfert modal depuis la voiture. Il était temps d’intervenir et de rétablir une trajectoire permettant au TEC d’investir à nouveau dans les vrais enjeux qu’elle doit porter : la décarbonation de sa flotte, la fiabilité et la ponctualité de son offre ainsi que la sécurité de ses voyageurs et de ses chauffeurs.