Face aux critiques sur la création de ce poste, le Ministre-Président défend un outil de coordination indispensable dans la lutte contre le trafic de drogues à Bruxelles.

Le Ministre-Président, Boris Dilliès : « Le Commissariat aux Drogues n’est pas un doublon, c’est un chaînon manquant. Notre rôle est de faire travailler ensemble les acteurs de la prévention, de la sécurité et de la santé. Cette coordination à l’échelle régionale, personne ne peut l’assurer à notre place. Le narcotrafic ne fait rire personne : la situation est grave et nous devons nous donner les moyens d’agir. »

Intégré à l’administration régionale de la sécurité Safe.brussels, le Commissariat régional aura pour mission de définir la stratégie régionale et de coordonner les acteurs de terrain. La nomination du commissaire interviendra dans les prochains jours.

La fonction a été conçue en concertation avec la commissaire nationale aux drogues, Ine Van Wymersch, afin de garantir la complémentarité du dispositif. Celle-ci a également participé à la procédure de sélection, de même que le procureur du Roi de Bruxelles, Julien Moinil.

Le commissaire bénéficiera d’une rémunération équivalente à celle d’un directeur de service et pourra s’appuyer sur une équipe dédiée. « La lutte contre le narcotrafic est un enjeu majeur pour Bruxelles. Il est normal que nous y consacrions les moyens nécessaires », souligne Boris Dilliès.

Depuis le 1er janvier 2026, les affrontements entre gangs ont donné lieu à 74 fusillades, faisant 2 morts et 28 blessés, et alimentant un climat d’insécurité dans plusieurs quartiers bruxellois. (Chiffres arrêtés au 30/09/2026)