La Ville de Bruxelles et Etterbeek valident le regroupement des hôpitaux bruxellois.  Ce dernier doit encore être avalisé par le conseil d’administration de l’ULB ainsi que par les autres communes concernées. Mais pour la Ville de Bruxelles et Etterbeek, c’est désormais acté.

 Cette semaine, la ville de Bruxelles et Etterbeek ont validé le regroupement de cinq grands établissements hospitaliers publics, qui formeraient dès le 1er janvier 2027 le deuxième plus grand ensemble hospitalier de Belgique. « Depuis plus de 200 ans, notre institution et celles qui l’ont précédée ont contribué à construire et développer les hôpitaux publics bruxellois. Cette responsabilité historique nous impose de préparer leur avenir et garantir leur développement au bénéfice de tous les Bruxellois. Notre ambition est claire : garantir l’avenir de nos hôpitaux publics, améliorer la qualité des soins et retrouver les moyens d’investir, sans faire peser le redressement financier sur les patients ou les contribuables », souligne David Weytsman, président du CPAS de la Ville de Bruxelles.

Le projet prévoit de réunir Erasme, l’Institut Jules Bordet, l’Hôpital universitaire des Enfants Reine Fabiola, le CHU Saint-Pierre et les Hôpitaux Iris Sud au sein des nouveaux Hôpitaux Universitaires de Bruxelles. Avec 2.500 lits répartis sur 12 sites et un chiffre d’affaires consolidé de 1,5 milliard d’euros, ce nouvel ensemble constituerait le deuxième plus grand regroupement hospitalier de Belgique, derrière le ZAS d’Anvers.

Vincent Dewolf, bourgmestre d’Etterbeek : « Ce rapprochement des hôpitaux publics est un enjeu qui dépasse les clivages politiques. Il s’agit de prendre nos responsabilités pour assurer l’avenir de nos institutions hospitalières et défendre un service public essentiel à tous les Bruxellois. À Etterbeek, cette conviction est partagée par l’ensemble des formations politiques représentées au Conseil communal, qui ont approuvé le projet à l’unanimité le 12 octobre dernier ».

L’objectif est donc à la fois médical, organisationnel et financier. Le regroupement doit permettre de mieux coordonner les soins, de renforcer la collaboration entre les établissements et de développer la recherche et l’innovation, tout en préservant l’accès aux soins de proximité. Certaines activités spécialisées pourraient être organisées dans des centres de référence communs, lorsque leur concentration permet d’améliorer la qualité des soins et de justifier les investissements nécessaires.

Sur le plan financier, les économies attendues reposent principalement sur la mutualisation des achats, de l’informatique, des ressources humaines, de la logistique, de la pharmacie, de la facturation et de la gestion financière. Pour David Weytsman, cette rationalisation doit permettre de renforcer durablement les hôpitaux publics, tout en préservant les moyens nécessaires aux autres missions sociales du CPAS.