
Cette semaine, le Mouvement Réformateur se rend à Havelange, commune rurale du Condroz namurois composée de neuf villages, où la qualité du cadre de vie, la vitalité associative et la proximité des services constituent des priorités quotidiennes. À la tête de la commune, Nathalie Demanet assure les compétences de sécurité, finances, administration, économie et emploi, avec la volonté de préserver une gestion locale responsable sans renoncer aux projets utiles aux habitants. Dans un contexte budgétaire plus exigeant pour les pouvoirs locaux, le Collège a engagé un travail de consolidation afin de maintenir des services publics de qualité tout en préparant les investissements nécessaires à l’avenir de la commune. Havelange peut aussi s’appuyer sur une dynamique citoyenne bien réelle, illustrée par la concrétisation de plusieurs projets issus du budget participatif, le développement d’initiatives culturelles et la mise en valeur de son patrimoine local.
Nathalie, tu exerces aujourd’hui les responsabilités de bourgmestre avec un portefeuille particulièrement central, qui va de la sécurité aux finances, en passant par l’administration, l’économie et l’emploi. Comment définis-tu ton rôle à la tête de Havelange, et comment parviens-tu à garder ce lien direct avec les habitants dans une commune rurale composée de plusieurs villages aux réalités parfois différentes ?
Bonjour, j’avoue me sentir plus à l’aise qu’au début de mon mandat dès lors que j’ai été élue bourgmestre la première fois que je me suis présentée aux élections. Je vis mon lien direct avec les citoyens d’une manière très humble et pragmatique. Très humble car je ne peux faire du bon travail sans une bonne équipe à mes côtés, et j’ai la chance d’en avoir une tant sur le plan du personnel communal que sur le plan politique. Très pragmatique car je pense que les citoyens attendent de nous plus de bon sens que de grands discours.
La commune a engagé un travail de fond pour stabiliser ses finances, alors que les coûts supportés par les pouvoirs locaux progressent plus rapidement que leurs recettes. Comment concilier cette nécessaire rigueur budgétaire avec la poursuite des investissements et la préservation de services de proximité que les Havelangeois attendent légitimement de leur commune ?
Notre commune est sous plan de gestion depuis 2013, cela incombe de notre part un suivi très régulier de l’évolution des grandes masses budgétaires. Là où certaines communes commencent seulement maintenant à serrer la vis car le contexte des finances publiques l’impose (fédérales, régionales et communautaires) pour notre part, nous sommes habitués à devoir trouver des dépenses en moins et des recettes en plus. L’exercice n’est pas facile mais le fait de communiquer régulièrement et en toute transparence sur les choix que nous faisons est important.
À Havelange, les projets citoyens ont déjà donné des résultats très concrets : un atelier de réparation de vélos, un livre jeunesse consacré au patrimoine local et la mise en place de panneaux didactiques à Flostoy. Comment souhaites-tu poursuivre cette dynamique de participation, et donner aux citoyens, aux associations et aux jeunes davantage de place dans la construction du Havelange de demain ?
Ce type de projet permet souvent de combler le fossé croissant entre les citoyens et le politique. Il leur donne l’occasion de s’investir dans des choses concrètes du quotidien. a Havelange, nous allons relancer après 2027 une opérations de développement rural et c’est bien souvent à cette occasion que les citoyens expriment leurs demandes et formulent des projets. Contrairement à une idée reçue, il ne s’agit pas des demandes démesurées mais plutôt des idées d’activités qui animent la vie dans les villages ou maintiennent le lien social. Je pense qu’il est très important d’être à l’écoute des autres lorsque l’on est mandataire. Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin.



