Mercredi soir, Georges-Louis Bouchez était l’invité du Monde en direct sur La Première, face à Yvan Verougstraete, pour débattre de la crise énergétique et des réponses à y apporter. Le président du MR a défendu une ligne claire : soulager rapidement les ménages et les entreprises, tout en construisant une stratégie réaliste pour garantir notre indépendance énergétique à long terme.

Face à l’explosion des prix à la pompe, il a rappelé une mesure concrète : « En abaissant les accises jusqu’au minimum autorisé par l’Union européenne, nous pourrions réduire le prix des carburants de 29 à 32 centimes par litre d’essence ou de diesel. » Pour le MR, l’inaction aurait un coût bien plus lourd : entreprises fragilisées, travailleurs pénalisés dans leurs déplacements et croissance freinée.

Georges-Louis Bouchez a également plaidé pour une initiative européenne. « Le problème des prix des carburants n’est qu’un symptôme d’un problème beaucoup plus global de tensions internationales. » L’Union européenne doit donc se doter d’une véritable stratégie en matière de prix de l’énergie, de croissance et de protection face aux menaces hybrides.

Une transition fondée sur la réalité

Le Président a dénoncé les choix idéologiques qui ont trop souvent guidé la politique énergétique européenne. « On a détruit de la technologie que l’on avait, comme par exemple le nucléaire », alors que cette énergie constitue précisément un levier indispensable pour réussir la transition.

Le MR refuse les promesses irréalistes. La transition énergétique ne se décrète pas : elle se construit grâce à l’innovation, à l’investissement et à des technologies réellement matures. « Une loi ne peut pas remplacer une technologie qui n’est pas encore mature », a rappelé Georges-Louis Bouchez.

C’est pourquoi le MR défend une stratégie en deux temps : préserver et développer les capacités industrielles stratégiques, notamment le nucléaire, et sécuriser nos approvisionnements en pétrole et en gaz en réduisant progressivement notre dépendance aux énergies fossiles. Car sans énergie abordable, pas de compétitivité, pas d’emplois et pas de moyens pour financer la transition.

« Ce sont les ingénieurs qui ont la réponse, pas les politiques », a insisté Georges-Louis Bouchez. Une transition crédible doit protéger à la fois le climat, le pouvoir d’achat et la prospérité européenne.

Revoir le débat