
Réduire le nombre de mandataires, c’est une mesure qui prend tout son sens lorsqu’elle profite directement aux habitants. À Mons, Guillaume Soupart, député wallon et conseiller communal, propose de supprimer dès maintenant un poste d’échevin, sans attendre la réduction du nombre d’élus locaux annoncée par le gouvernement wallon pour 2030. L’idée est simple : commencer par réduire le coût du pouvoir politique plutôt que demander toujours davantage d’efforts aux citoyens.
Selon son estimation, la suppression d’un poste d’échevin et de son cabinet permettrait d’économiser plus de 800.000 euros d’ici 2030. À l’échelle d’une ville, ces moyens peuvent faire une différence concrète : entretenir les trottoirs, améliorer la propreté, réparer des équipements sportifs ou soutenir les services de proximité. L’enjeu n’est donc pas seulement d’avoir un mandataire en moins, mais de dégager des marges pour ce que les Montoises et les Montois voient et utilisent au quotidien.
Cette proposition s’inscrit dans une démarche plus large de réduction du nombre de mandataires. Le gouvernement wallon a annoncé la suppression de 510 postes de conseillers communaux et de 256 postes d’échevins après les élections de 2030. Pour Guillaume Soupart, les communes peuvent montrer l’exemple sans attendre, en commençant par un exécutif moins coûteux.
Moins de dépenses politiques, davantage de moyens pour les priorités locales : voilà le sens de la démarche. Pour que les habitants en perçoivent réellement le bénéfice, les économies réalisées doivent être rendues visibles, tout comme leur utilisation. Une mesure de bonne gestion trouve toute sa valeur lorsqu’elle se traduit par des améliorations concrètes dans les quartiers, les villages et les services communaux.



