Dans un entretien paru dans Le Soir cette semaine, la Ministre fédérale des Indépendants et des PME, Eléonore Simonet, a défendu l’extension des flexi-jobs et la volonté du Gouvernement de remettre 100.000 malades de longue durée sur le chemin du travail, face à la Vice-Présidente des Mutualités chrétiennes.

Pour la Ministre, les flexi-jobs constituent une réponse concrète à la fois aux besoins de main-d’œuvre des entreprises et à la volonté de certains travailleurs de bénéficier d’un revenu complémentaire. Elle souhaite d’ailleurs les rendre accessibles prochainement aux indépendants.

« Je vois le système des flexi-jobs comme un triple win. Pour les travailleurs, qui bénéficient d’un petit complément de revenu. Pour l’employeur, qui peut répondre à un pic d’activité. Et pour l’Etat, puisque cela rapporte grâce aux cotisations patronales de 28 %. », a précisé la Ministre.

Autre priorité défendue par la Ministre : la lutte contre l’augmentation du nombre de malades de longue durée et le retour vers l’emploi des personnes qui en ont la capacité.

La Belgique compte aujourd’hui près de 585.000 malades de longue durée, un chiffre qui a augmenté de manière constante depuis plus de 20 ans. Pour Eléonore Simonet, il faut pouvoir s’interroger sur le fonctionnement du système, sans pointer du doigt les personnes malades.

« Je ne pointe pas du tout du doigt le malade. Je me questionne sur le système. Comment se fait-il que nous ayons près de 600.000 malades de longue durée en Belgique alors que nous disposons d’une protection sociale et d’une protection du travail fortes ? », questionne la Ministre.

La Ministre défend une approche fondée sur la responsabilisation de l’ensemble des acteurs (travailleurs, employeurs, médecins, mutuelles et organismes régionaux de l’emploi), ainsi que sur une meilleure utilisation des données, notamment grâce au datamining.

Pour Eléonore Simonet, l’objectif est clair : permettre à celles et ceux qui le peuvent de retrouver le chemin du travail.

Enfin, la Ministre s’est questionnée sur le nombre de bénéficiaires de l’intervention majorée (BIM) : « Je m’interroge sur un système qui compte 2,4 millions de bénéficiaires, soit 20 % de la population alors que le taux de risque de pauvreté a baissé, passant de 15 % en 2019 à 11 % en 2025. Je ne dis pas qu’il faut supprimer le statut, mais il ne doit pas être dévoyé. »

Pour lire l’article complet :

Bras de fer sur les flexi-jobs : le débat de rentrée entre Eléonore Simonet et Elise Derroitte – Le Soir