Jeudi 3 septembre à 20h, Georges-Louis Bouchez a fait sa rentrée médiatique dans l’émission Jeudi en Prime sur la RTBF. Face aux enjeux budgétaires, le président du MR a défendu une ligne claire : réduire les dépenses inefficaces, refuser de nouveaux impôts et soutenir l’investissement ainsi que le travail.
Réduire les dépenses, pas augmenter les impôts
« La Belgique dépense 330 milliards € d’argent public. Trouver 10 milliards, c’est environ 3% de cette dépense totale. Ce n’est pas un Everest insurmontable. »
Georges-Louis Bouchez a rappelé la priorité d’évaluer l’efficacité des politiques publiques, de simplifier les niveaux de pouvoir et de réduire la taille de l’État. « Notre pays dépense 55% de son PIB, et, dans le même temps, les gens ne sont pas satisfaits de leur enseignement, de la justice, de l’état des routes. »
Le président du MR a également rappelé la règle prévue dans l’accord de gouvernement : « Maximum 1/9e de fiscalité dans l’effort budgétaire. » Dès lors, « soit on respecte l’accord de gouvernement et on ne bouge pas, soit certains veulent le renégocier mais alors c’est le rôle des Présidents de partis, pas des Vice-Premiers ».
Récompenser le travail et relancer l’économie
Alors que la Belgique est le 3ème pays avec la plus haute pression fiscale au niveau européen sur le patrimoine, le MR refuse d’alourdir la taxation du capital. « Plutôt que d’augmenter encore la taxation du capital, alignons-la sur celle du travail… en baissant les impôts sur le travail. »
« Ce gouvernement a été bâti sur une promesse : récompenser le travail. On ne peut pas demander aux gens de travailler davantage pour ensuite alourdir encore leur facture. » Dans un contexte d’inflation, Georges-Louis Bouchez s’oppose aussi fermement à toute hausse de TVA : « Avec une inflation à 4%, ajouter encore 1 ou 2 points de TVA serait de la folie furieuse ! »
Il appelle à concentrer les moyens publics sur ce qui prépare réellement l’avenir : « Si c’est pour une grande politique publique, où l’on construit des réacteurs nucléaires, où l’on relance des industries, où l’on travaille sur des infrastructures comme des routes ou des aéroports, je serai d’accord. »
Réformer l’État et restaurer l’autorité
Georges-Louis Bouchez a dénoncé les doublons administratifs et le gaspillage qui résultent de la multiplication des structures. « Avant la régionalisation, 300 personnes travaillaient au commerce extérieur. Aujourd’hui, elles sont 1200. Est-ce que la Belgique exporte 4x plus ? Non. »
Sur le logement à Bruxelles, le président du MR a demandé que M. Mostefa fasse un pas de côté avant de remettre des moyens supplémentaires dans un secteur qui doit être assaini. « On ne va quand même pas remettre de l’argent dans un secteur alors que ce secteur n’est pas assaini. »
Enfin, face à l’insécurité, le MR réclame une action ferme : davantage d’effectifs policiers, une présence militaire, des procédures judiciaires accélérées et le renvoi des personnes en séjour illégal impliquées dans la criminalité. « Nous sommes entrés au gouvernement bruxellois avec la promesse d’un changement. […] Nous sommes là pour apporter aussi notre différence. »



