Valérie Glatigny prépare les prochaines étapes de la réforme du secondaire inférieur. Les adaptations prévues en deuxième et troisième secondaires poursuivent la même ambition que celles en première secondaire : donner à chaque élève des bases solides et les moyens pour, petit à petit, découvrir ses talents.

Renforcer l’apprentissage des langues dès la deuxième secondaire

Dès la deuxième secondaire, chaque élève apprendra deux langues modernes. Parmi les deux langues étudiées, l’une devra obligatoirement être une langue nationale, soit le néerlandais ou l’allemand, à raison de deux heures par semaine. L’objectif est d’éviter que des élèves quittent l’enseignement secondaire sans jamais avoir eu de familiarisation avec une 2ème langue nationale.

Deux périodes de numérique resteront également inscrites à l’horaire. Dans la continuité des activités désormais organisées en première secondaire, deux journées seront consacrées à la découverte et à l’orientation : visiter un atelier de chocolaterie, rencontrer un pharmacien pour échanger sur sa profession, ou encore participer à un salon des études et des métiers. Autant d’occasions d’élargir les horizons des élèves et de les aider à construire leur choix de manière positive.

En troisième secondaire, explorer ses intérêts pour mieux choisir ce qu’on aime

En troisième secondaire, chaque élève pourra choisir six heures par semaine d’activités orientantes, réparties en deux ensembles de trois heures. Langues, sciences appliquées, technologies, arts, santé, environnement ou projets économiques et sociaux : ces activités permettront aux jeunes d’explorer différents domaines et de découvrir leurs aptitudes.

De plus, tous les élèves réaliseront également un stage d’observation en milieu professionnel. Ces expériences les aideront à construire un choix éclairé, sans pour autant déterminer de manière contraignante leur orientation en quatrième secondaire.

En effet, la réforme donne davantage de place aux intérêts des élèves. Elle vise aussi à faire de l’enseignement qualifiant un choix positif, fondé sur l’envie et les talents d’un élève, et non une filière de relégation, car il aurait raté dans la filière générale.

Accompagner les élèves

L’accompagnement personnalisé, déjà organisé en primaire et en première secondaire, sera étendu aux deuxième et troisième secondaires. 14 millions d’euros supplémentaires sont prévus d’ici 2029 pour soutenir cette extension, en complément des 25 millions en primaire et en 1ère secondaire.

Ces moyens permettront aux équipes d’intervenir au plus près des difficultés, notamment en faisant travailler deux enseignants dans une même classe avec pour objectif de consolider les apprentissages de nos élèves.

La suppression du passage automatique entre la première et la deuxième secondaire permettra toutefois de faire redoubler un élève si ses acquis ne lui permettent pas de poursuivre son parcours dans de bonnes conditions. Ce choix est évidemment laissé à l’appréciation des enseignants, qui sont, rappelons-le, des professionnels de l’évaluation, et qui connaissent les forces et faiblesses de leurs élèves.

Aujourd’hui, les élèves passent le CE1D, le certificat d’études du premier degré, à la fin de la deuxième secondaire. Avec la réforme, la certification interviendra un an plus tard, à la fin de la troisième secondaire : le CESI, le certificat d’enseignement secondaire inférieur, remplacera le CE1D pour valider les acquis des élèves à l’issue de ce parcours. La dernière session du CE1D se tiendra donc en juin 2027. Le parcours des élèves est donc balisé de façon claire et pédagogique : test CLE en début de 4ème primaire, pour vérifier l’acquisition des compétences en fin de 3ème primaire ; CEB en fin de 6ème primaire ; CESI en fin de 3ème secondaire ; et CESS en fin de 6ème secondaire.

Ces adaptations doivent entrer en vigueur en deuxième secondaire à la rentrée 2027, puis en troisième secondaire à la rentrée 2028. Un avant-projet de décret est attendu sur la table du Gouvernement le 23 octobre prochain.

Préserver l’emploi

Le Pacte pour un enseignement d’excellence adopté en 2015 prévoyait une perte de près de 1.400 postes à temps plein, avec un impact sur quelque 5000 enseignants, notamment dans l’enseignement qualifiant en lien avec l’arrivée du tronc commun en 3ème secondaire. Pour éviter ces pertes d’emploi, le Gouvernement a maintenu des activités orientantes, mais aussi a prévu de maintenir en fonction les enseignants nommés et les temporaires prioritaires concernés (avec un cadre d’extinction), autant que possible dans leur école. Ils pourront aussi accompagner les élèves dans leurs stages ou organiser des collaborations avec des entreprises pour leur faire découvrir différents métiers. L’objectif ? Faire de l’alternance une modalité pédagogique à part entière, et valoriser les filières techniques et technologiques en rendant leur accès concret.

Les modalités seront discutées avec les Fédération de pouvoirs organisateurs et les syndicats. La réforme a également été présentée au comité d’avis, qui réunit les acteurs de l’école, dont les associations représentatives des directions, des parents et des élèves ce 13 octobre.

Avec un budget 2027 qui ne prévoit plus de nouvelles économies dans l’enseignement, mais des réinvestissements progressifs, et des moyens supplémentaires pour accompagner les élèves, Valérie Glatigny entend concentrer son action sur la qualité de notre enseignement et la préparation de chaque jeune à son avenir.

 

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