La proposition de loi de la députée fédérale MR Florence Reuter visant à adapter le congé de deuil en cas d’euthanasie programmée vient d’être adoptée à l’unanimité, en seconde lecture, par la commission des Affaires sociales de la Chambre.

« Aujourd’hui, la commission a unanimement reconnu qu’il était nécessaire d’adapter la loi à la réalité vécue par les familles. Dans un moment aussi douloureux, personne ne devrait avoir à choisir entre son travail et la présence auprès d’un proche, » se félicite Florence Reuter.

Pour rappel, le texte répond à une réalité humaine trop longtemps ignorée par le cadre légal actuel : lorsque la date de l’euthanasie est connue à l’avance, les proches doivent pouvoir se rendre disponibles avant l’acte, pour accompagner leur parent, leur conjoint ou leur partenaire dans ses derniers jours.

Aujourd’hui, les congés de circonstance liés à un décès ne peuvent être pris qu’à partir du jour du décès. Une règle qui ne correspond pas à la situation particulière de l’euthanasie programmée, dont la date est fixée à l’avance et qui nécessite souvent une présence accrue des proches dans les jours qui précèdent.

La proposition de Florence Reuter ne crée pas de jours de congé supplémentaires. Elle apporte davantage de souplesse en permettant aux proches de prendre leurs jours de congé de circonstance dès que la date de l’euthanasie est fixée.

« Il y a les démarches administratives, les décisions à prendre, mais surtout l’essentiel : le temps à consacrer à son proche », souligne la députée fédérale MR. « Un fils, une fille, un partenaire doivent pouvoir être là avant, pendant et après ce moment ultime. C’est une question de dignité, de liberté et de respect pour les familles. »

Le Conseil national du travail avait déjà rendu un avis positif unanime sur le texte, reconnaissant la nécessité d’offrir une réponse plus souple et plus humaine aux proches confrontés à une euthanasie programmée.

« Cette unanimité démontre que cette proposition dépasse les clivages politiques. Elle répond à un besoin concret et légitime : permettre un accompagnement plus digne, plus humain et plus adapté aux familles, tout en préservant l’équilibre du système actuel des congés de circonstance, » conclut Florence Reuter.

Le vote définitif interviendra en séance plénière dans les semaines à venir.