Face aux 1800 militants réunis au pied de la butte du lion de Waterloo, les Estivales du MR ont député par une leçon d’histoire ludique, avec des informations sur la bataille ou les uniformes des armées en présence sur ce site majeur de l’histoire européenne. La bataille de Waterloo est un moment de bascule.  Elle préfigure la naissance de la Belgique 15 ans plus tard et démontre que la construction européenne ne peut se faire par la force et la conquête, mais par la coopération à travers un projet commun. C’est ainsi que le MR voit l’Union européenne, qui doit être plus forte afin de renforcer notre économie et notre prospérité. 

Les bourgmestres locaux Florence Reuter (Waterloo) et Vincent Scourneau ouvrent ensuite le congrès pour mettre en évidence qu’il prend place sur une terre libérale, avec deux majorités  absolues et 41 conseillers communaux MR pour les deux communes. Le bleu n’y est pas qu’une couleur mais une mode de vie. L’impact libéral se voit sur la sécurité, l’emploi, la fiscalité. « Nous sommes parmi les communes les moins taxées de Wallonie, tant au précompte immobilier qu’à l’IPP. À Braine-l’Alleud, le taux additionnel à l’IPP est de 5,5 % ! Il fait bon vivre chez nous : nous avons les atouts d’une grande ville à la campagne. C’est ça le savoir-faire libéral », déclarent-ils.

Le congrès accueille ensuite la présidente du parti libéral néerlandais VVD Dilan Yeşilgöz-Zegerius, qui est également vice-première ministre et ministre de la Défense. Une mise à l’honneur qui s’explique. Les dépenses publiques aux Pays-Bas sont bien plus faibles qu’en Belgique, ce qui n’empêche pas que les services publics y soient de qualité. En Belgique au contraire, les dépenses ne cessent d’augmenter, beaucoup plus que les recettes. Pour le MR, one réduira pas le déficit en demandant toujours plus aux contribuables. Les recettes libérales incluent le non-remplacement des  fonctionnaires, la réforme des  pensions, les allocations de chômage limitées dans le temps, le renforcement du retour à l’emploi des personnes en incapacité, la lutte contre les abus sociaux et fiscaux. Le MR défend également la suppression du Sénat et la réforme des provinces, ainsi que la fusion de communes pour mutualiser les moyens. Il faut créer davantage de richesse : plus d’emploi, une fiscalité qui récompense le travail, des règles plus simples pour les entreprises. La solution c’est un Etat plus efficace, des dépenses  mieux maîtrisées, des Belges au travail et une économie qui soutient la croissance.

Dans son discours prononcé en anglais, Dilan Yeşilgöz-Zegerius salue la longue histoire du libéralisme belge : 180 ans ! C’est vertigineux de se  rendre compte des changements sociétaux et politiques durant cette époque. Son discours est axé sur la liberté et la responsabilité. La liberté, c’est être capable de penser, de parler et d’être en désaccord. Une société libre doit accepter que toutes les opinions puissent être débattues. Elle dénonce que, trop souvent, au lieu d’argumenter, on préfère attaquer le messager. C’est ainsi que l’on détruit progressivement la liberté d’expression. Arrivée aux Pays-Bas en tant que réfugiée, la présidente du VVD est souvent questionnée sur ses positions en matière d’immigration. Comme si son passé devait déterminer ce qu’elle devrait  penser. Pour elle, la couleur de peau, l’origine ou l’identité ne doivent pas dicter nos opinions.

Dilan Yeşilgöz-Zegerius explique aussi que le libéralisme implique de faire face à la réalité et de prendre ses responsabilités. Sur l’immigration, la sécurité, la prosperité ou la sécurité sociale, les libéraux doivent avoir le courage de regarder les faits et de faire les choix nécessaires pour préserver nos libertés. « La liberté d’expression implique aussi d’accepter que quelqu’un nous dise que nous avons tort. Nous devons toujours répondre avec des arguments, des faits et débattre.

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Stéphane Burton, CEO de Sabena engineering, est ensuite invité à présenter son entreprise et les défis auxquels elle fait face. « Nous devons changer de mentalité : nous ne sommes pas là pour être assistés, nous sommes là pour nous battre et développer notre modèle de prospérité », dit-il. Il met en avant trois enjeux essentiels : les talents, l’énergie et l’efficacité de nos processus. Le premier défi, c’est l’accès aux talents, leur formation et leur productivité. Le salaire n’est pas un problème lorsqu’il y a suffisamment de création de valeur en face. L’école ne doit pas seulement apprendre, mais aussi contribuer à forger des mentalités entrepreneuriales. Le deuxième, c’est l’accès à une énergie suffisante, efficace et compétitive pour permettre à nos entreprises de se développer. Enfin, nous devons améliorer notre efficacité, notamment grâce à l’intelligence artificielle, et accélérer des procédures qui ne correspondent plus à la vitesse du monde actuel.

Après une vidéo durant laquelle nos ministres et chefs de groupe ont mis à l’honneur les personnalités historiques qui les inspirent, le président du MR Georges-Louis Bouchez prend la parole. Il souligne d’abord que se retrouver à Waterloo doit nous inspirer. Peu importe si l’on gagne ou si l’on perd une bataille, le plus important est la trace que l’on laisse dans l’Histoire. Georges-Louis Bouchez explique que l’ambition de nos réformes marque notre époque et auront un impact positif sur l’avenir.

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Son discours met l’accent sur trois grandes priorités négligées et que le MR souhaite rebâtir. D’abord la croissance économique, qu’il  veut relancer en diminuant la réglementation, en baissant les impôts et en renforçant la formation. Ensuite la sécurité, qui fait l’actualité particulièrement à Bruxelles. Le MR veut mettre fin  aux zones de  non-droit et lutter beaucoup plus efficacement contre l’immigration illégale, qui fournit la main d’œuvre aux trafiquants de drogue. Enfin, il faut rebâtir la confiance, arrêter le misérabilisme. Cela signifie aussi qu’il faut assumer les décisions prises, même quand elles sont difficiles. La plupart des gens veulent le changement, mais peu veulent des réformes. Nous devons donc rester pleinement mobilisés pour convaincre du bien-fondé de notre projet. Un discours fort et rassembleur, à l’heure où tous les gouvernements se préparent à entrer en conclave budgétaire.

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